![]()
Please refer to the attached file.
De 2013 à avril 2025, un mécanisme de réponse rapide (MRR) était opérationnel en République centrafricaine, sous la coordination de l'UNICEF avec des ONG partenaires chargées de sa mise en œuvre, ainsi que la fourniture de réponses de première ligne pour répondre aux besoins d'urgence immédiats. Toutefois, le MRR se limitaient à deux secteurs : les articles non-alimentaires (ANA) et l’eau, hygiène, et assainissement (EHA).
En l’absence d’un Plan de contingence spécifique à l’éducation, les acteurs du secteur éducatif ont rencontré des difficultés à répondre efficacement aux besoins aigus, notamment pour :
- Assurer le retour rapide des élèves dans les écoles occupées ou endommagées ;
- Accueillir les enfants et enseignants déplacés ;
- Mettre en place des espaces d’apprentissage alternatifs.
Ce Plan présent vise à servir d'outil de plaidoyer pour l’inclusion de l'éducation dans le nouveau mécanisme de réponse aux urgences qui sera mis en place à la suite de la fin du MRR en mai 2025. A défaut, il justifie et soutient la mise en œuvre des activités de réponse rapide par les acteurs/partenaires de l’éducation en situations d'urgence en RCA. Les actions proposées dans ce Plan d'urgence se concentrent sur la sauvegarde et la protection de l'éducation, avec une attention particulière portée aux zones difficiles d'accès. Elles privilégient le pré-positionnement des fournitures/stocks essentielles, ainsi que la flexibilité et l'adaptabilité des interventions.
Selon la Stratégie du Cluster éducation (2023-2025), les principaux facteurs déclencheurs d’une réponse rapide en éducation sont :
- Le déplacement ou le retour d’au moins 25% de la population, entraînant une pression démographique et/ou déstabilisation du système éducatif, en raison de conflits armés, de tensions intercommunautaire/ interethnique, de catastrophes naturelles (ex : inondations) ou d’épidémies ;
- L’inaccessibilité aux écoles, causée par des déplacements massifs soudains, des attaques contre l’éducation, l’utilisation établissements scolaires comme abris par les groupes armés ou les PDI, l’insécurité et les catastrophes naturelles.
Les éléments distinctifs de la réponse rapide pour l’éducation sont les suivantes :
- Le délai d’intervention limité à 3 mois après le choc, impactant l’éducation ;
- L’accent mis sur l’éducation comme une intervention qui protège des vies ;
- La conceptualisation de l’éducation comme une intervention qui répond au besoin psychosocial des enfants qui viennent de subir un choc ;
- Le caractère urgent d’offrir un cadre physique et humain protecteur pour les enfants victimes d’un choc autour de l’éducation ;
- La rapidité et la durée de l’intervention ;
- Les logistiques, en privilégiant le pré positionnement des stocks nécessaires, en plus de la flexibilité et de l’adaptabilité des interventions planifiées ;
- L’assurance de la continuité de l’éducation malgré la situation d’urgence que subissent les enfants ;
- Les risques de décrochage scolaire réduite.
La décision d’intervenir repose sur deux critères principaux :
- La déclaration d’alerte sur un choc ayant entrainé un déplacement ou un retour d’au moins 500 personnes ou de 100 ménages, lié à un conflit armé ou une catastrophe naturelle ;
- L’absence ou l’insuffisance d’espaces d’apprentissage fonctionnels dans une zone touchée, où les écoles sont fermées à cause de l'insécurité, détruites ou inaccessibles pour les personnes déplacées internes (PDI) et les communautés hôtes.